CHAMPIONNAT PLANETE 67 - 2011/2012 - UNE SAISON DE COURSE - 31.07.12

 

 CHAMPIONNAT PLANETE 2012/2013 - UNE SAISON DE COURSE - 31.07.12

Récits des courses : R4E - Topos des circuits : C. Lefuret

Stats des 4 premières saisons : Patrick Cornu et Kram Ortisseur

M 1 - 25.09.11 – DUNDROD 65 – Irlande du nord – (2004, Jim Pearson)

Description (imaginaire) :

Campagne, gros dénivellés - 36 virages - 11,9 km - 3m36 - 214 km/h

Ambiance :

Une immersion au cœur de la campagne anglaise avec sa gelée verte, mais sans nuage de lait ! En effet, les abords ne sont pas rendus hypnotiques seulement par la qualité et la variété du tracé lui-même. La piste est faussement large, et même si les pointillés centraux et les panneaux aident à se repérer, la difficulté surgit à plein dès qu'il s'agit de croiser un concurrent dans ce gentillet fac-similé du fameux monstre vert qu'est l'Île de Man (tous deux signés Jim Pearson).

Difficultés :

Peu de spectateurs, quelques bâtiments, mais les haies, les haies toujours présentes jusqu'à être haïes, tant les dégagements piégeux sanctionnent tout oubli de freinage ou de ralentissement dans ces courbes rapides. A part ça, trois virages, en autant de bourgades rurales : Leathemstown, Cochranstown, Tornagrough et l'épingle d'Hairpin sanctionnent le chrono.

Monotonie des paysages, faiblesses du nombre d'objets. Des tronçons trop similaires ne facilitent pas son apprentissage.

La vitesse soutenue et la qualité de son tracé. La présence des panneaux et des voies secondaires qui favorisent l'immersion.

Avis :

15-16/20 - Un pur voyage campagnard avec des difficultés qui nécessitent un respect et une longue pratique avant de dompter ce grand lézard vert.

C'est une quinzaine de pilotes parmi les 19 participants de ce 4è championnat Planète GPL qui avait fait le voyage pour l'Irlande en vue de disputer la première manche de cette nouvelle compétition. On trouvait parmi eux une douzaine de pilotes participants habituels de la précédente saison mais aussi des nouveaux venus : les rookies Maxime Lenclen et Yves Perrin ainsi que Benoît Terlain qui avait participé au championnat 2010 avec les voitures du mod66.

 

Parmi les favoris pour succéder à Kram Ortisseur, double champion en titre, on trouvait Patrick Cornu, vice-champion, ainsi que Frédéric Blanchot et Michel Fournié qui avaient bien figuré l'année passée. Titi Douet et Eric Libourel pouvaient eux aussi prétendre à de bons résultats.

 

En bref, le plateau était relevé, tous ces pilotes ayant l'habitude de briller aussi dans d'autres championnats. La compétition était donc plus ouverte que jamais.

 

C'est une armada de Ferrari (7) et de Cooper (5) qui allait constituer l'essentiel du plateau de cette première manche de la saison.

 

Aux essais, sur ce circuit long (12 km) et très rapide (plus de 210 km/h de moyenne), c'est l'inattendu Philippe Barbé qui obtenait la première pole position de l'année avec un chrono en 3mn 27.6. De quoi se dire que, d'entrée, tout le monde avait sa chance, même des pilotes n'ayant jusque-là que le statut d'outsider. Il devançait Patrick Cornu de 8 dixièmes et Michel Fournié du double, deux Ferrari encadrant une Cooper.

 

Après 18 tours de pistes sur ce très dangereux circuit campagnard de Dundrod (signé pour GPL par Jim Pearson, l'auteur de l'Île de man) c'est finalement Patrick Cornu qui s'impose après la sortie de piste puis l'abandon du poleman, peu avant la mi-course. Ce circuit a fait beaucoup de dégâts, quatre autres pilotes seulement voyant la mi-course puis l'arrivée. Loin du vainqueur et complétant le podium on trouve Titi Douet (à près de 2 minutes), champion 2009, et Éric Libourel (à 2mn 40), vice-champion 2010 (et champion 66/2010), qui se positionnent dès cette première course comme les hommes forts de la saison qui démarre. Loin, encore plus loin, à un tour, on trouve Maxime Lenclen, le futur "Rookie 2011", et votre serviteur.

 

Au classement par équipes, après cette première manche, les premiers donnent leurs points à leurs équipes respectives et c'est donc The New Team qui devance la Good Mixed Team (avec Yves Perrin) puis la Fun Team 67 (avec Gianni Alvaro).

M 2 - 23.10.11 – SALZBURGRING 74 – Autriche – (2002, Ronnie Bresich)

Description (réel) :

Circuit permanent, légers dénivelés - 6 virages - 4,2 km - 1m12 - 212 km/h

Ambiance :

Retour sur un circuit permanent mais sans l'opulence financière teutonne. La piste a été tout juste rafistolée pour accueillir l'événement mais les fissures sont partout visibles. Pour autant, le public ne boude pas à l'inverse des banquiers et la liesse est perceptible même depuis l'intérieur des cockpits.

Difficultés :

Des freinages délicats et des courbes très glissantes, particulièrement les quelques hectomètres (précédant la ligne) qui ne sont pas encore tout à fait secs. Le passage d'un exter à un inter se solde souvent par une sortie de route, ce qui diminue les réelles possibilités de dépassement.

Les graphismes de la piste très en dessous du reste, malgré de riches idées.

Graphismes de très bonne facture avec ombres d'arbres et piste usée "atypique". Des dégagements bien pensés qui épargnent les pilotes agressifs.

Avis :

15/20 - Un circuit simple (6 virages) qui mérite bien les quelques addons de pistes et de décors existant.

Après l'Irlande, retour sur le continent pour nos vaillants compétiteurs et voyage jusqu'en Autriche pour cette deuxième manche. C'est avec un pilote de plus qu'à la course précédente que la course va se dérouler, David Rainier et Thierry Cassagne (qui fait ses débuts chez Planète) se joignant à la danse.

 

Sur ce circuit beaucoup plus court (4 km) mais tout aussi rapide que le précédent, on prend, pour les essais, les mêmes et on recommence. On inverse juste le résultat des deux premiers et c'est donc Patrick Cornu qui s'octroie la pole, devançant Philippe Barbé et Michel Fournié d'un peu moins ou un peu plus d'un dixième.

 

C'est Eagle, Ferrari et Lotus (au nombre de 5, 5 et 4) qui constituent l'essentiel du plateau aligné sur la grille. Sur ce circuit beaucoup moins dangereux que le précédent c'est onze pilotes qui trouvent le chemin de l'arrivée, cinq seulement restant sur le carreaux. Patrick Cornu fait fructifier son chrono des essais en s'imposant devant Éric Libourel alors que David Rainier et Frédéric Blanchot, partis 7 et 9è, ont bien mené leurs barques, le premier enlevant au second la dernière place sur le podium.

 

Au classement général, après deux victoires, Patrick Cornu prend déjà le large devant ses poursuivants, Éric Libourel et Titi Douet. Par équipes c'est sa New Team qui s'envole aussi, alors que la Fun Team 67 (Libourel/Alvaro) passe devant la Good Mixed Team (Douet/Perrin).

M 3 - 20.11.11 – LAC D'OO – France – (2011, Tom Guérout)

Description (réel) :

Circuit permanent, gros dénivelés - 13 virages - 6,3 km - 2m22 - 160 km/h

Ambiance :

Un tout nouveau circuit permanent français avec tous les aménagements de sécurité : vibreur, bunker, dégagements... Les médias et les Vip se sont donnés rendez-vous : 3 hélicos au sol et deux en l'air dont un mobile, la pointe du paraître ! Surtout que le soleil est de la partie, ce qui ne gâche rien.

Difficultés :

Des dénivelés importants, notamment les freinages en descente en bout de "ligne droite" de départ (qui est en courbe à gauche), au "180°" ou encore à "l'équerre" et au S de la "Chicane Pescarolo". Le "double droit BP", deux virages à angle droit, et les "S du rivage" ne sont pas à mépriser (freinages pour les premiers et tenu à l'accélérateur pour les seconds).

Les graphismes de certaines tribunes et de certains objets du décors sont très en dessous du reste.

Un horizon absolument splendide, dans le top 3 de toutes les pistes produites jusqu'alors.

Avis :

17/20. Le "absolut must have" de la course auto GPL.

Pour cette 3è manche de la saison, escale en France et plus précisément sur le premier circuit réalisé par Tom Guérout, ancien participant du championnat. Avec cette piste on attaque un tracé plus lent (160 km/h) qui va peu ou prou rebattre les cartes : c'est Frédéric Blanchot qui signe la pole, devançant de près d'une seconde Philippe Barbé, encore très véloce. Derrière eux on trouve Maxime Lenclen, tous trois étant en Ferrari. C'est d'ailleurs 5 autres italiennes et 5 Cooper qui constituent un plateau complet réduit, pour cette manche, à 13 unités. Comme lors de la course précédente le poleman s'impose alors que Philippe barbé n'a pas l'occasion d'être sur le podium, mais obtient seulement pour la seconde fois une place dans les points. Le podium, il est pour Maxime Lenclen qui confirme course après course son gros niveau et devance de quelques secondes un Titi Douet des plus beaux jours.

 

Prudence des participants ou bonne sécurisation de la piste, toujours est-il que neufs des engagés ont pu avoir le plaisir de terminer la course.

 

Au classement général, malgré son abandon sur panne dès le 1er tour, Patrick Cornu reste leader et Éric Libourel son second. Fort de sa victoire, Frédéric Blanchot, prend à Titi Douet sa 3è place, les trois poursuivants du leader se tenant en un point. Par équipe The New Team (Cornu) reste en tête mais Planète Red Racing (Blanchot/R4E) gagne deux places et devance maintenant d'un point la Fun Team 67 (Libourel/Alvaro), 3è.

M 4 - 18.12.11 – DESSAUER – Allemagne – (2002, Andre Streu)

Description (réel) :

Circuit permanent, non plat - 6 virages - 5,0 km - 1m36 - 188 km/h

Ambiance :

Circuit taillé entre une forêt et une autoroute menant à Berlin, rescapée d'une époque tourmentée où les plaques claires de ciment brut donnent un charme d'antan inimitable. Le soleil permet d'éclairer la sombre forêt allemande et génère sur la piste, au-delà des arbres, des ombres inquiétantes. Le public a pourtant répondu présent et s'entasse par endroit hors des nombreuses tribunes.

Difficultés :

En premier, l'étroitesse de la piste, malgré les pointillés centraux. En second, les freinages des épingles ("autobahnkehre" et "Kurve der Jugend") qui malgré le panneautage de distance demeure la clé des performances. La chicane de "Paul-Greitzu-Gedenkstein" commandant la ligne d'arrivée ne doit pas être négligée avec ses plots et ses bottes de paille.

Deux épingles où la vitesse est trop faible (30 km/h environ) faute de quoi la sortie est inévitable et les arbres trop accueillants.

Les stands se cachent entre deux bottes de pailles, une épingle après la ligne de départ. La piste est suffisamment détaillée pour procurer une immersion tendue sur cette piste rapide.

Avis :

15/20 - Un tracé correct et simple. Des graphismes à retravailler pour certains objets.

Noël n'est pas loin pour cette 4è manche en Europe et c'est peut-être ce qui explique que le Planète Circus soit réduit à 11 pour cette escale en Allemagne.

 

Sur ce circuit mid-tempo (190 km/h) Patrick Cornu fait à nouveau parler la poudre et c'est en Honda, la seule du plateau, qu'il signe la pole. Il devance Michel Fournié en Ferrari et Titi Douet en Cooper. Derrière eux, constituant le reste de ce plateau maigrelet, on trouve aussi trois autres Ferrari, deux Cooper ainsi que deux Lotus et une Brabham, choisie, une fois n'est pas coutume, par votre serviteur.

 

Parti 4è c'est David Rainier, en Lotus, qui fait sensation et signe sa perf de l'année. Bien derrière lui, à une vingtaine de secondes, c'est Éric Libourel qui s'offre un nouveau podium, devançant d'à peine deux petites secondes, un Frédéric Blanchot en verve (parti 6è).

 

Bilan mitigé pour l'ensemble des participants, 5 abandonnant et 6 terminant l'épreuve. Au classement général c'est Éric Libourel qui, profitant de sa régularité, déloge Patrick Cornu et s'installe à sa place pour un seul et unique point. L'ancien leader devance de deux unités Frédéric Blanchot alors que le vainqueur du jour pointe désormais son nez à la 4è place.

 

Par équipe, les bons résultats de Frédéric Blanchot (et ma 4è place) propulsent encore vers l'avant Planète Red Racing qui s'installe désormais en tête. Deux point derrière, on trouve la Fun Team 67 (Libourel/Alvaro) qui gagne aussi une place et compte un point de plus que The New Team (Cornu) qui descend de deux marches.

M 5 - 08.01.12 – DAYTONIGHT – U.S.A. – (2003, Martin (Smogbike) Pitts)

Description (réel) :

Circuit permanent, Ovale - non plat - 4 virages - 4,0 km - 0m46 - 310 km/h

Ambiance :

Malgré la pauvreté de graphisme de l'horizon, l'ambiance étrange donnée par l'éclairage artificiel est parfaitement au rendez-vous. Ce n'est pas comme le public, un peu trop clairsemé.

Difficultés :

Si la ligne de départ courbe ne pose aucun problème, vu le peu d'angle verticale quelle subit, il n'en est pas de même des compressions subies lors des transitions ligne - courbes (en "1" et en "3"). En effet les virages sont séparés entre entrées et sorties. Si la sortie "2" est passe-partout, celle de 4 et la transition "3-4" spécialement nécessitent des réglages subtils pour conserver la vitesse et la voiture dans l'arène !

Le châssis et le setup font 95 % des courses.

Circuit se courant stabilisé autour de 310 km/h !

Avis :

13/20. Des graphismes trop pauvres pour des courses trop "typées".

Cette 5è manche voyait le Planète Circus traverser l'Atlantique et rejoindre un des classiques des circuits en ovale. La surprise pour les participants résidait dans le fait que Daytona allait être parcouru une fois la nuit tombée. Cette piste, la plus rapide de la saison, et de loin (310 km/h) voyait la participation remonter, 14 pilotes ayant fait le voyage pour les USA.

 

Les 4 km de ce circuit étaient bouclés, pendant les essais, en un peu moins de 45 secondes par les plus rapides. C'était le cas pour Frédéric Blanchot qui devançait Maxime Lenclen d'un microscopique centième, Jean-luc Vidal se signalant aussi aux avant-postes. Tous trois étaient logiquement en Eagle, voiture choisie par quatre autres pilotes. On trouvait également 6 Honda, et oui, et une Lotus.

 

Rouler sur un ovale n'est pas si simple et les rebondissement ont été nombreux : malgré des retours aux stands, huit pilotes ont du regarder, des stands, les autres finir l'épreuve.

 

A l'issue des 76 tours c'est Jean-Luc Vidal qui connaît son heure de gloire et s'impose alors que, pour une fois en Eagle, je sauve une seconde place pour à peine plus d'une seconde des griffes du très gourmand Maxime Lenclen. Benoît Terlain, en retrait aux essais, à su faire mener une bonne course et sa Lotus à l'arrivée, accrochant une 5è place.

 

Status quo au classement général : Éric Libourel, Patrick Cornu et Frédéric Blanchot continuent à se suivre dans cette ordre, 4 points seulement séparant le 3è du 1er qui n'a marqué qu'un point.

 

Par Equipe, Planète Red Racing (Blanchot/R4E) creuse un peu l'écart sur Fun Team 67 (Libourel/Alvaro) et The New Team (Cornu) qui, elles, se suivent de près.

M 6 - 29.01.12 – TORONTO 1995 – Canada – (2000, David Noonan)

Description (imaginaire) :

Urbain, Non plat - 11 virages - 2,9 km - 1m19 - 132 km/h

Ambiance :

Le circuit se veut urbain (ça, c'est réussit !) et moderne mais les graphismes sont très pauvres malgré le nombre de bâtiments spécifiques à la ville qui y ont été recréés. Le tracé s'apprend plus vite qu'il n'y parait  vue la variété des tronçons.

Difficultés :

La piste est large, mais elle est intégralement bordée de murets. Le V1 qui se referme ainsi que le triple droite d'angles variables que forment "6", "7" (à haute vitesse) et "8", à angle droit, sont redoutables.

Graphismes minimalistes. Ciel et horizon tous deux approximatifs.

Cachet et variété du tracé.

Avis :

12/20. Une refonte graphique serait nécessaire. Un tracé urbain de qualité.

C'est plus au nord que le championnat continue en rejoignant le Canada et plus précisément le circuit de Toronto. Après le circuit le plus rapide c'est le plus lent (130 km/h) qui attendait cette fois les participants. On retrouvait un plateau intéressant puisque constitué de 15 éléments prêts à en découdre sur ce très court circuit de 3 km. 7 cooper, 5 Brabham et 3 Ferrari étaient réunies. C'est en Cooper que Frédéric Blanchot fait la pole avec 3 dixièmes d'avance sur un Philippe Barbé (Ferrari) décidément redoutable aux essais. Tous deux sont sous les 1.14, Patrick Cornu et Titi Douet étant, eux (en Cooper), les seuls autres pilotes sous les 1.15.

 

A l'arrivée c'est le triomphe pour la scuderia Ferrari, les trois pilotes sur le podium ayant choisi ce châssis. Philippe Barbé s'impose, concrétisant enfin ses bons résultats constants aux essais depuis le début de l'année. Parti 10è, C Lefuret pointe le bout du museau après une superbe course et se place second alors que Jean-Luc vidal (9è aux essais) confirme sa victoire de la course précédente en montant à nouveau sur le podium. La moitié des participants à pu terminer la course.

Cette course se situait juste à mi-chemin d'un championnat complètement ouvert, cinq pilotes ayant pu l'emporter en six courses, et aucun des trois premiers du général n'ayant marqué cette fois-ci.

 

Si le tiercé de tête ne bouge pas au classement individuel, c'est le bouleversement par équipe : Vintage Legend Team (Barbé/Fournié/Vidal) gagne 3 places et s'installe en tête devant Planète Red Racing (Blanchot/R4E) qui tombe de son piédestal. Avec deux places de mieux c'est Good Driving Team (Lenclen/Lefuret) qui est désormais en 3è position.

M 7 - 26.02.12 – HEN – Japon – (2003, Polar Blue)

Description (réel) :

Circuit permanent - Bons dénivelés - 17 virages - 6,2 km - 2m03 - 185 km/h

Ambiance :

Rien de nippon dans ce circuit dédié moderne avec ces bordures et ses dénivelés modérés. Mais, rien de mauvais non plus ! Le public est présent pour ce spectacle assez neutre. Les publicitaires ont mis le paquet. Et ça cocotte jusque dans les stands ! Le tracé est, lui, de qualité et très varié ce qui ne gâche rien.

Difficultés :

Très peu de difficultés. Il y a seulement le dosage des freinages comme pour l'épingle du virage n° 6 et la tenue des courbes en générale.

Un graphisme trop basique et des objets trop éparses.

Un tracé de toute beauté propice aussi bien aux courses construites qu'aux retournement de situations.

Avis :

14/20. Une bonne réalisation de Polar Blue, pour un résultat qui ne vous fera pas perdre la tête, même si vous ne planez pas.

La 7è manche du championnat était l'occasion de changer à nouveau de continent et de filer jusqu'au Japon. On allait y rouler à nouveau sur un circuit signé Polar Blue (on aime bien ce créateur chez Planète) et c'est une piste en forme de tête de poule qui était au programme cette fois-ci. 14 pilotes avaient suivi et parmi eux on observait le retour en compétition de deux redoutables concurrents, Kram Ortisseur et Warm Up. 9 engagés allaient pouvoir faire la course en son entier.

 

30 tours étaient prévus, d'une piste plutôt rapide (185 km/h), que les plus lents bouclaient en 2 minutes. C'est Titi Douet qui faisait la pole sans trop forcer, puisqu'en 1.52.7 il devançait son second, Patrick Cornu, de plus de deux secondes. un gouffre ! Derrière eux Philippe Barbé était toujours dans le coup avec un 1.55.3, KO sur ses talons à un moins d'un dixième.

 

Malgré un gros écart aux essais c'est Patrick Cornu qui reprend la main en course et l'emporte devant Titi Douet. Pour pas grand chose c'est Philippe Barbé qui accroche le podium devant Frédéric Blanchot. Warm Up et KO font un bon retour et s'invitent dans les points.

 

Au classement général Patrick Cornu reprend le leadership à Éric Libourel qui, compteur bloqué, voit revenir Frédéric Blanchot, 3è, à un point seulement et Titi Douet à 2. Autant dire que, si pour le titre, le leader semble remettre les pendules à l'heure, pour la place de vice-champion, plus que jamais, rien n'est joué.

 

Par équipe Vintage Legends Team (Barbé/Fournié/Vidal) reste en tête devant Planète Red Racing (Blanchot/R4E) alors que The New Team remonte (Cornu) de 2 marches et reprend place sur le podium.

M 8 - 25.03.12 – BIKERNIEKI – Lettonie – (2010, Gavrilenko Dmitry)

Description (imaginaire) :

Circuit permanent - Légers dénivelés - 11 virages - 3,7 km - 1m26 - 155 km/h

Ambiance :

Nouvelle réalisation des pays baltes russes, il n'y en a pourtant aucun cachet, dans ce sympathique tracé forestier assez passe-partout. Les stands sont assez froids et purement fonctionnels.

Difficultés :

Très faibles dénivelés sur cette piste ouverte, mais où les dégagements herbeux sont suffisants la plupart du temps pour échapper au pire. Deux virages ne sont pas à mépriser : "Hospital" un 90° à mi-boucle et "Elbow" qui se referme méchamment après la ligne de départ et l'avertissement sans frais de "Near the oak".

Des graphismes trop moyens. Une piste étroite ne favorisant pas les dépassements.

Le lancement de la ligne droite, un gauche progressif ("Seiler") qui se tient "à la pédale" et qui est très agréable.

Avis :

14/20. Une bonne piste forestière qui s'apprend vite mais qui ne se domine pas facilement.

Pour la 8è manche le championnat revenait brièvement dans la vieille Europe et plus précisément en Lettonie. C'est à nouveau 14 pilotes qui allaient se disputer victoire et places d'honneur, 5 ne pouvant rejoindre l'arrivée. La piste est plutôt lente (155 km/h) et courte (moins de 4 km).

 

Titi Douet obtient une 2è pole consécutive, en 1.20.8, et devance Frédéric Blanchot de plus d'une demi-seconde. Tous deux sont en Brabham comme trois autres pilotes alors qu'on trouve aussi 4 Cooper, 3 Ferrari, 1 Eagle et 1 Lotus. Les meilleurs aux essais se retrouvent sur le podium, Frédéric Blanchot finissant cependant devant Titi Douet avec une poignée de secondes d'avance.

 

Au classement général Frédéric Blanchot s'installe en tête pour la première fois de la saison, Patrick Cornu étant désormais second à un point. Juste derrière on trouve dans un mouchoir Titi Douet et Éric Libourel. A trois courses de la fin les quatre premiers se tiennent donc en 4 points, autant dire rien.

 

Par équipe Planète Red Racing (Blanchot/R4E) reprennent la tête devant Vintage Legends Team (Barbé/Fournié/Vidal) à 4 points, The New Team (Cornu) restant 3è, un peu distancé.

M 9 - 22.04.12 – ROY HESKETH – Afrique du sud – (2011, Tom Guérout & ED76)

Description (imaginaire) :

Club - Non plat - 6 virages - 2,9 km - 1m08 - 140 km/h

Ambiance :

Un chatoyant circuit club moderne et minimaliste. Le cadre est très campagnard et l'Afrique du sud inexistante. Très peu de détails mais ils sont justes et équilibrés, même s'ils ne sont pas innovants. Par contre, pratiquement pas un chat pour assister au spectacle qui peut être fabuleux, suivant les pilotes en piste bien sûr.

Difficultés :

Les courbes sont très serrées et se négocient toutes à très basse vitesse, en se tenant "à la pédale" comme pour le "S" de "Beacon". La piste est large mais la trajectoire est unique, sauf dans les épingles justement.

Les défauts de longueur propres aux circuits "club". La ligne de départ avec son coude permet tout de même de s'élancer, mais tout juste.

De très bonnes textures.

Avis :

16/20. Une belle piste qui une fois dominée permet toutes les arsouilles, mais qui contraint aussi à la patience, comme tous les bons circuits "club".

On quitte l'Europe jusqu'à la prochaine saison et on prend la direction de l'Afrique de sud pour la 9è course qui va avoir lieu sur le circuit de Roy Hesketh. Sur ce circuit court, à peine 3 km et lent (140 km/h) c'est à nouveau 14 pilotes qui allaient s'affronter.

 

Titi Douet (Ferrari) fait la passe de trois aux essais et obtient une nouvelle pole (1.05.2) pour cette course qui verra seulement 3 pilotes abandonner. Frédéric Blanchot est juste derrière (à 2 centièmes) et Maxime Lenclen est 3è à une demi-seconde.

 

La course va valider complètement la séance d'essais, les trois pilotes cités ci-dessus se classant dans le même ordre à l'issue des 50 tours à boucler.

 

Au classement général, plus on s'approche du dénouement, plus celui-ci semble incertain. Frédéric Blanchot reste leader avec un point d'avance sur le second mais celui-ci a changé : Titi Douet devance Patrick Cornu de 2 points. Bien malin celui qui, à ce moment là, peux prédire le champion 2012 d'autant que les points Finisseurs / fair-play auront aussi leur importance.

 

Par équipe, Planète Red Racing (Blanchot/R4E) prends le large alors que la Vintage Legends Team (Barbé/Fournié/Vidal) voit la Good Mixed Team Douet/Perrin) faire un énorme rapproché en revenant à 2 points et gagnant une place.

M 10 - 20.05.12 – BUENOS AIRES 67 – Argentine – (2003, Martin (Smogbike) Pitts)

Description (réel) :

Circuit permanent, bons dénivelés - 14 virages - 5,3 km - 1m56 - 165 km/h

Ambiance :

Un circuit permanent dont on sent le passif et l'histoire des aménagements et des modes dans l'architecture de ce que doit être un grand prix de formule 1. Le soleil et le public sont au rendez-vous, même si ce dernier a été parqué dans les tribunes dans la zone des tous nouveaux stands ultra-modernes. Le cadre campagnard demeure estival et bon enfant.

Difficultés :

Deux zones très distinctes, une moitié rapide avec "Curvon" une quasi parabolique à mi-chemin et une partie lente après le gros freinage de "Entrata a los Mixos", succession d'épingles et de chicanes comme "Viborita".

Des graphismes moyens, l'horizon serait à retravailler entre-autre.

Des tronçons très rapides sur une piste large qui favorise les bagarres et des difficultés qui se respectent.

Avis :

15/20. Un tracé très varié et son cortège de compromis nécessaires et intéressants au niveau des réglages.

C'est toujours à 14 que nous nous envolons pour l'Amérique du sud et plus précisément l'Argentine. Dans les avions c'est 6 Ferrari, 4 Eagle, 2 Lotus, 1 Brabham et 1 Cooper qui nous accompagnent alors que nous nous préparons à en découdre pendant 30 tours sur une piste assez lente (165 km/h) d'un peu plus de 5 km.

 

Cette avant-dernière manche voit Patrick Cornu (Lotus) reprendre la main aux essais, devançant en 1.51.2, Titi Douet (Eagle) de 8 dixièmes. Kram Ortisseur en Brabham est 3è à un peu plus d'une seconde du poleman. Comme lors de la manche précédente le tiercé dans l'ordre des essais sera celui de la course, deux secondes seulement séparant les deux premiers au bout d'une heure de course.

 

Au classement général c'est un nouveau coup de théâtre : Titi Douet est toujours second, à un point du leader, mais Frédéric Blanchot et Patrick Cornu échangent leurs places et c'est ce dernier qui est à nouveau en tête. Seule la dernière course livrera tous les mystères d'un championnat disputé comme jamais, Éric Libourel, pourtant distancé, pouvant même encore mathématiquement être titré avec les points du classement Finisseur / fair-play.

 

Par équipe, le topo est le même : on pensait que le break était fait pour Planète Red Racing (Blanchot/R4E) mais un zéro pointé sur cette course les remet à la merci de leur poursuivants : la Vintage Legend Team (Barbé/Fournié/Vidal) est à 4 points avec un point d'avance sur la Good Mixed Team (Douet/Perrin) et The New Team (Cornu).

M 11 - 24.06.12 – TORTUGA – Venezuela – (2002, Ryk Penfold)

Description (réel) :

Campagne, Montagne - 40 virages - 9,7 km - 3m46 - 160 km/h

Ambiance :

Dépaysement garanti pour cette toute nouvelle piste sud-américaine, financée par les investissements pétroliers.
Pas de grand public ni de tribune, mais les plus beaux bâtiments de croisière, dont la plupart, trop gourmands, se sont échoués pour admirer le spectacle ! Écrasée de soleil, la piste permanente se développe entre la plage et ses portions sablonneuses, les falaises de calcaire taillées à la dynamite et les palmeraies de l'"arrière-pays".

Difficultés :

Les dénivelés sont très importants, et les portions lentes très marquées sont difficilement négociables, comme à "El Diablo Esquina" ou le terrible "Torre de aqua". Les portions rapides ne sont pas en reste et les délestages peuvent vous envoyer barboter définitivement comme à "Bahia Tortuga" et au freinage de "Burde de un Acantilado Faro" avec ou sans vol plané.

Certains aspects du graphismes et le nombres des objets devraient être améliorés.

Le dépaysement et le tracé fabuleux.

Avis :

17/20. Un incontournable des pistes alternatives exotiques baignées de soleil.

Pour cette dernière manche on remonte plus au nord pour rejoindre, au large du Venezuela, une petite île hébergeant le terrible circuit de Tortuga. C'est sur une piste difficile comme on les affectionne à chaque fois pour le final du championnat que le sort de chacun va se jouer et que chacun verra, ou pas, ses efforts de toute une saison récompensés. 16 tours de 10 km, sur un circuit plutôt lent (160 km/h) mais comportant quelques portions très rapides et de jolis dénivelés, serviront de juge de paix aux 13 courageux qui ont décidé de venir sur cette île du bout du monde.

 

Kram Ortisseur, spécialiste de ce genre de piste et abonné aux victoires dans ce final si particulier est évidemment présent et ne laisse à personne la possibilité d'une nouvelle pole. Il devance au volant de sa Ferrari (avec un 3.26) la Cooper de Patrick Cornu d'une bonne demi-seconde. Éric Libourel ne s'en laisse pas conter et obtient avec sa Brabham la 3è place qualificative à un peu plus d'une seconde du poleman.

 

Sous les ordres du starter on trouve aussi 3 autres Brabham, 2 Cooper, 2 Ferrari, 2 Eagle et 1 Lotus. Les deux meilleurs des essais vont se disputer la victoire jusqu'à la fin, KO l'emportant au bout du suspense avec à peine une seconde d'avance. Quel final éblouissant ! Derrière eux, c'est Maxime Lenclen qui s'offre un nouveau podium avec seulement quelques secondes d'avance sur Éric Libourel.

 

Une fois tous les comptes faits, c'est Patrick Cornu qui s'adjuge donc le titre Planète GPL pour la première fois et succède à Kram Ortisseur. Derrière lui ses poursuivants n'étaient pas loin, 5 points seulement, et c'est Frédéric Blanchot avec 42 points et 2 victoires qui est second. Avec 42 points et un succès, Titi Douet complète le podium final de ce championnat 2011/2012.

 

Pour ma part je renoue avec la distinction symbolique du classement finisseur/fair-play retrouvant avec grand plaisir une 1ère place que j'avais déjà obtenu en 2009. Avec 11 courses disputées, toutes terminées, je devance David Rainier qui a pu finir les 9 courses dans lesquelles il s'était engagé et mon Team Leader, Frédéric Blanchot, qui termine sur nos talons.

Voilà, vous connaissez l'essentiel de cette quatrième saison du championnat Planète. De vice-champion Patrick Cornu passe champion, succédant à Kram Ortisseur, et remettra son titre en jeu lors de la prochaine saison qui sera, je l'espère, aussi disputée que celle-ci.

PLANETE 67 - 2008/2012 - LE BILAN

A l'initiative de Patrick Cornu et avec l'aide de Kram Ortisseur, tous deux nous ont concocté une bien belle synthèse des quatre premières saisons du championnat Planète 67. Toutes les stats pour se souvenir de ces premières années à consulter (clic gauche) ou télécharger (clic droit) en cliquant sur l'image ci-dessus pour accéder au document en PDF.

Merci à tous les participants et à bientôt pour de nouvelles aventures...

A noter : pour des raisons de délai, certains descriptifs de circuits sont basés sur les circuits sans leurs addons. Merci à Maxime Lenclen pour la création de certains addons pour cette saison.

 

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31/07/2012
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