A MOI LE BAQUET - TURIN, KING RACEWAY, PARENTHESES ENCHANTEES - 27.02-08.04.14

 

 A MOI LE BAQUET - TURIN, KING RACEWAY, PARENTHESES ENCHANTEES - 27.02-08.04.14

Septième année de online et retour de mes récits à l'occasion de courses qui resteront dans ma mémoire.

 

 23.02.14 - F1 LEGENDS - TURIN 55

A l'issue de ma course précédente (à Silverstone) je pensais préférer une belle place en D2 qu'une victoire en D3. A moi de bien figurer cette fois-ci sur ce circuit de Turin où je parviens là à ne pas rouler sur le dernier niveau. Cà commence fort avec les essais : au vu des préquals la pole peut se jouer entre M Phiphi "le nouveau venu qui a roulé en D1 dès sa première course" et moi. Sa Honda ne l'empêche pas d'être un concurrent redoutable et si j'ai la pole à un moment avec un 1.34.75 je ne m'approche de mon 1.33.8 des préquals qu'avec les partiels. On est les seuls sous les 1.35 mais M Phiphi peine aussi à se rapprocher de son pb de 1.33.6. Il sort un 1.34.69 et me prend la pole alors que j'ai décidé de ne pas faire de 2è run pour garder du jus pour la course. Je me dis que mieux m'élancer que sa Honda avec ma Ferrari est tout à fait possible au départ et je pense en rester là. Finalement, au bout de 7 ou 8 minutes de pause je me ravise et repars pour un run plus court que le premier. Dès mon 2è tour lancé je me dis que j'ai bien fait et reprends la pole avec un 1.34.23. Je fais ensuite un 1.34.55 mais n'améliore plus alors que M Phiphi ne parvient plus à refaire de tours sous les 1.35. Je me dis que ça sent bon mais le stress monte alors qu'on se met en place en première ligne. J'ai l'impression de ne pas être assez préparé pour ce circuit très difficile et je ne suis pas super confiant dans le setup Mosport que j'ai choisi.

 

Au tomber du drapeau je m'élance bien et réussis à prendre quelques longueurs d'avance sur M Phiphi. Dès le 3è tour j'arrive à bien tourner et enchaîne 4 chronos entre 1.35.4 et 1.35.8. Au 7è tour j'ai pris une petite avance de 5 secondes sur mon poursuivant. Je me plante dans les bottes de paille mais j'ai de la chance et avec une marche arrière je m'en sors rapidement. M Phiphi est revenu mais il ne tente pas de folie et je repars en tête mais il est désormais sur mes talons. A partir du 10è tour je retrouve de bons chronos et fais la plupart des tours en 1.35.x voire 1.34.x mais mon écart avec M Phiphi reste faible et stagne entre 3 et 4 secondes. De quoi rester sous tension constante. Au 27è tour mon avance est montée à 9 secondes mais j'arrive dans le dur et commence à tourner en 1.36.x et 1.37.x.

 

A ce moment là je commence à me dire que je vais gagner, que ça va être ma plus belle victoire depuis que je roule en ligne (avec Reims en 66), etc, etc... Bref toutes les pensées parasites qui font que les fins de courses sont difficiles; qu'on peut rater un freinage ou regarder pribluda à un mauvais moment. M Phiphi avec une Honda qui s'allège continue à cravacher et me reprend une, voire deux secondes sur certains tours. Petit à petit il revient à une seconde et aux tours 35 et 36 j'essaie de cravacher à nouveau et sors deux 1.34.9. J'entame l'avant-dernier tour avec deux secondes et demi de marge mais à force de tirer sur la corde elle finit par céder et moi par me planter. Relâchement peut-être au moment où je pense que le plus dur est fait ? Toujours est-il que je sors trop large dans le premier virage et donne un coup de gaz pour ne pas rester englué dans la paille. Je pars en tête-à-queue et me retrouve de l'autre côté de la piste, moitié dessus moitié sur le trottoir. M Phiphi arrive et ne peux m'éviter. Le choc le propulse dans la paille mais il s'en sort pendant que je me demande ce qu'il devient. Je ne le vois plus, me demande un instant si je dois le laisser repartir devant moi. Faute de réponse je me lance dans un mini-slalom miraculeux entre un réverbère et un arbre et finalement reprend la piste devant M Phiphi. Au moins finir la course ! Et c'est le cas deux tours plus tard.

 

 

 

 

Mon meilleur résultat à ce jour ! Et pour M Phiphi un premier podium dès sa deuxième course. Y'a de bons moments quand même !

 

 06.04.14 - F1 LEGENDS - KING RACEWAY

Un plateau en baisse aussi bien quantitativement que chronométriquement, pour ce dernier point sûrement en raison du choix des châssis et, pour certains, d'une préparation moindre et me voilà en mesure de rouler sur le 1 : lors des préquals je fais un petit test en Eagle mais je bloque aux mêmes chronos (2.26.8 environ), à un centième près. Je me rabats donc sur la Ferrari et j'améliore même encore mon chrono, passant à 2.26.5. J'oublie mon nouveau potentiel de 2.25.2, pas moyen de m'entraîner plus et m'approcher concrètement de ce temps. 2.26.5, je ne vais pas cracher dessus, c'est 1.5 seconde de mieux qu'il y a six ans. Je vois que derrière moi ça ne bouge pas, que les tours d'entrainement ne s'enchainent pas. Camille Spada en Honda ou Michel Fournié, pourtant en Lotus, bloquent vers les 2.27. Rolf Halbheer aussi, en 2.27.5 en Brabham.

 

Jusqu'au bout ça tient et je reste 12è sur 36. Je vais rouler en D1, ce qui ne m'arrive que très rarement. Ca c'est ce que je crois car au final seuls 32 pilotes sur 36 confirment et 30 vont effectivement participer. Le plateau n'étant divisé qu'en deux, un tour juste sous les 2.28 m'aurait en fait suffit. Ca minimise mon chrono mais tant pis, il faut faire avec. Aux essais je ne suis pas mal avec un 2.27.1 dès le 2è tour lancé et j'arrive à passer sous les 2.27 au 7è tour. Juste sous les 2.26.8. Au tour suivant je fais quasiment le même chrono à un centième près. J'en reste là, de toute façon la session est quasiment terminée. Je suis à la fois satisfait de ces chronos mais aussi un peu mitigé. Si j'avais pu être plus près de mon potentiel du jour, 2.26.2, j'aurais devancé Jean-Luc Vidal qui me bat d'un centième. Michel Fournié arrache tout, aussi, en passant de 2.28 aux préquals à 2.26.5 pendant les essais. 10è aux préquals, je dois finalement me contenter de la 12è place sur la grille. Well well, voyons voir...

 

Au départ tout le monde s'élance sans problème. Pas d'horreurs ou de folies. Le petit train se met en place : Thierry, Rolf, Michel, Jean-Luc, Camille, David. On est tous à bloc mais, rapidement, certains wagons vont se décrocher. Michel dès le 2è tour, toujours handicapé par une main convalescente et qui ne peut forcer très longtemps. Jean-Luc au 5è tour. A partir du 6è tour la piste commence à être dégagée et je vais me mettre à grignoter du temps sur Thierry Roget, handicapé par sa lourde Honda. Des 7, 8 et 9è tours entre 2.28.3 et 2.28.4 et me voilà tout près de lui. Quand la jonction est faite on tourne plutôt aux alentours des 2.30 et ça m'inquiète un peu car Camille Spada n'est pas trop loin derrière et tourne, lui, comme une horloge, entre 2.29.1 et 2.29.2. Je n'en sais rien alors mais je vois bien sur pribluda que l'écart diminue petit à petit. Thierry est d'un tout autre niveau que moi mais, en Honda, pas moyen de faire des miracles. Je reste dans son sillage mais personne ne tente de bêtises. Il est meilleur que moi mais la Honda peine et la Ferrari se relance mieux à pleins d'endroits du circuit. Pendant cinq tours je reste ainsi à attendre une faute mais elle ne vient pas. Moments intenses. Au 14è tour j'ai l'impression qu'une opportunité s'offre à moi : dans le virage 14, une épingle à gauche, je suis tout près de lui et je déboîte à sa droite dans la petite ligne droite qui suit. C'est un peu osé mais j'ai vu que je n'étais pas très bon dans le double droit qui ramène à la ligne droite des stands et que je n'ai donc jamais de vrai opportunité dans la partie la plus rapide du circuit. Je me lance donc, il ne tente pas de résistance insensée, sachant qu'il reste encore 11 tours, soit plus d'un tiers de course, et je le passe, avant le virage 15.

 

Par la suite je profite des capacités de la Ferrari et m'éloigne un peu, avec à peine trois secondes d'avance à la fin du 16è tour. Après ces longues minutes de tension je me relâche un peu, un peu trop, peut-être, et, au 17è tour, dans le virage 15, je me loupe. Au lieu de bien attaquer cette épingle à droite j'ai raté mon repère de freinage et je pars vers la gauche sans plus rien pouvoir contrôler. Heureusement à cet endroit c'est une glissière qui m'attend et pas des bottes de paille. Je peux continuer sans avoir perdu plus de deux secondes mais du coup Thierry est à nouveau juste derrière moi. Je saurais après la course que tout le côté gauche de la voiture à souffert, ainsi que le moteur, mais, en mains, ça n'a pas l'air de se sentir trop. Pas le moment quoi qu'il en soit de se poser trop de questions, car je veux garder ma place devant Thierry d'autant qu'au gré des abandons de certains pilotes de la tête de course il s'agit maintenant d'une 6è place, toujours flatteuse. Je me concentre alors pour faire à nouveau un petit écart entre Thierry et moi et ne plus être sous sa menace : 2.28.1, 2.28.3, 2.28.4 aux 21, 22 et 24è tours me permettent en tous cas de rester devant. Oh, pas de beaucoup, une demi-seconde à deux secondes, tout au plus, selon les tours. Il donne même tout dans le dernier tour avec un 2.27.5 (contre 2.28.3 au 19è) alors même que je m'effondre avec un 2.29.2. Au final je garde à peine trois dixièmes d'avance sur la ligne grâce à la relance de la Ferrari en début de ligne droite.

 

Voilà une course dont je sors en eaux et que je ne suis pas près d'oublier. Merci Thierry. Je ne pensais pas pouvoir battre un jour des pilotes comme Thierry Roget et Camille Spada, même handicapés par des Honda. Avec les 25 tours bouclés en 62mn29 contre 64mn02 il y a six ans, une course dont je peux être fier, pour une fois, même si ça ne vaut pas une victoire en D2 (mon vrai niveau). Mais faute de vrai D2 cette fois-ci...

 

Ainsi s'achève ce nouveau récit. Rendez-vous peut-être dans quelques temps pour un autre, si le cœur m'en dit. Qui sait ?

 

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27/02/2014
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