A MOI LE BAQUET - COURSES 136 A 139 - 26.05-30.06.12

 

 A MOI LE BAQUET - COURSES 136 A 139 - 26.05-30.06.12

Cinquième année de online et suite de mes récits de courses sur toutes les pistes de la planète, pour le meilleur et pour le pire.

 

 COURSE 136 - 20.05.12 - F1 LEGENDS - BUENOS AIRES 67

Mercredi 11 janvier, on est 9 réunis pour tester ce circuit de Buenos Aires. Si je fais un chrono de 2.01.1 aux essais je signe un meilleur tour en piste de 1.58.4 lors de la petite course de 10 tours que nous effectuons ensuite. Je suis alors encore loin du temps médian Brabham, 1.54.6, voiture que j'ai choisi ce jour-là. Je vais d'ailleurs par la suite revenir à la Ferrari, peu convaincu de la supériorité de la Brabham sur cette piste, même si le temps médian de la Ferrari est moins bon en théorie (1.55.5).

 

Mercredi 9 mai, après une heure d'entraînement pour la course de Bridgehampton chez F1 Legends je suis fatigué et je fais l'impasse sur la 1ère séance d'entraînement de Buenos Aires.

 

Le 14 mai je me fais une séance d'une heure et quart, en partie avec les AI, et mes chronos tombent : 1.58 puis 1.55.8 et enfin 1.55.4. Me voilà enfin au temps médian Ferrari mais je tâtonne et passe d'un set up à l'autre sans trouver quelque chose qui me convienne vraiment, surtout au niveau de la boîte.

 

Le 16 c'est le deuxième training en ligne. 1.55.7 et 1.55.5 sont mes meilleurs chronos lors des essais et de la course, bref, je plafonne.

 

Le 18 j'y retourne et sors enfin des chronos sous les 1.55 : 1.54.8 puis 1.54.6. Les temps sont là mais c'est à l'arrache, bref pas trop bon. J'ai bidouillé un setup de Mexico en long en large et en travers mais n'obtiens rien de probant pour dimanche, hormis les chronos évidemment. Le samedi j'appelle au secours Éric Libourel via son mail et il m'envoit son setup. Le dimanche je fais quelques tours pour voir ce que ça donne et, miracle, le setup est parfait. Enfin je tourne presque facilement sous les 1.55 et rate à deux reprises de peu un 1.54.1 bien croquignol. Bref, merci Éric.

 

Dimanche, lors des essais, je fais quatre tours sous les 1.55 mais surtout mon pb avec un petit 1.54.26. Avec Éric Libourel, Michel Fournié et Warm Up on se tient en un dixième mais malheureusement je suis le dernier de ce petit groupe de 4. 1.54.1 m'aurait mis 6è sur la grille mais il me faudra me contenter de la 9è place.

 

La course démarre tranquillement et nous voilà partis pour une ronde de 30 tours. Dès le 1er tour Michel Fournié sort de piste et je gagne une place. Un peu plus loin c'est Jean-Luc Vidal qui en fait autant et me voilà 7è. Warm Up abandonne et me voilà 6è. Au 6è tour Jean-Luc me repasse et me voilà à nouveau 7è.

 

Au gauche-droite avant Horquilla je loupe mon changement de vitesse et part à la faute mais, heureusement, ne perds que 3 secondes. Il faut que j'enclenche plus franchement la 1ère pour que le contacteur enregistre correctement mon mouvement. Au tour suivant, au même endroit, je fais la même erreur mais là ça tourne plus mal : par chance j'évite les bottes de pailles à l'intérieur de la chicane mais C Lefuret et David Rainier qui étaient revenus à quelques secondes peuvent passer avant que je ne reparte. Me voilà 9è au tiers de la course. A mi-course me voilà à nouveau 8è car C Lefuret fait un arrêt aux stands pour ravitailler. Depuis ma sortie de piste j'avais regagné du terrain sur le duo Lefuret-Rainier et me voilà désormais dans les échappements de ce dernier. La course s'annonce encore longue mais passionnante.

 

Je vais suivre David avec un écart allant de 0.4 à 1.7 seconde sur la ligne lors des tours suivants puis 2.2 au début du 23è tour. Sentant que je suis en train de lâcher, David se déconcentre peut-être et part à la faute à Viborita. Me voici donc 7è avec 5 secondes et demi d'avance sur mon poursuivant et encore 7 tours complets à boucler. Dans ce 24è tour (je le saurais plus tard) David se sort à nouveau, à Recta Del Fondo cette fois, et c'est alors plus de 13 secondes d'avance que je compte sur lui. Cette fois la cause est entendue : si je ne fais pas l'idiot je vais garder cette 7è place et même avoir le plaisir de ne pas me prendre un tour dans la vue par les meilleurs. Les six derniers tours se déroulent bien et c'est donc ainsi que tout se termine ce qui est une satisfaction en soi car terminer à un tour du vainqueur m'arrive souvent sur ces courses où tous les niveaux sont réunis.

 

J'ai juste un petit regret, celui de ne pas avoir pris le point de la 6è place, mais devant ça roulait beaucoup trop vite (je finis à plus de 30 secondes d'Éric Libourel) et personne n'a cassé où trop fait d'erreurs.

 

Allez, pensons déjà à la prochaine course qui sera un bien autre challenge, le terrifiant Nurburgring. J'en tremble déjà !

 

 COURSE 137 - 03.06.12 - F1 LEGENDS - NURBURGRING

Mercredi 23 mai, il n'y a pas d'entraînement Planète alors je me décide à aller sur le serveur F1 Legends pour faire quelques tours sur le Nürburgring, si redouté. Une première boucle lancée réalisée en 9.02, on ne peut pas dire que ça soit fabuleux. Au total je fais 5 tours dont deux sous les 9 minutes : 8.50 au 3è et 8.48.8 au dernier passage. Pas enthousiasmant vu que mon pb est aux alentours de 8.37. Dur dur !

 

A ce moment-là je suis plein de bonnes résolutions et pense aller y faire un tour chaque jour afin d'être bien prêt pour le jour J, le 3 juin. Malheureusement je ne suis pas trop en forme et petit à petit je vais faire un magnifique refus d'obstacle : les jours passent et je ne retourne jamais rouler. C'est l'idée de rouler sur le Ring qui me plaît, en fait. Un plaisir purement intellectuel. Quand ça devient concret c'est en fait beaucoup moins excitant. Trop long (et pourtant je n'aime pas trop les circuits courts), trop sinueux - trop de virages en aveugles - trop de dénivelés, trop d'irrégularités sur l'asphalte, bref trop de pièges en touts genres. En résumé ce circuit est trop tout, trop, tout simplement.

 

Je vais donc me contenter de ce chrono qui hélas va me ramener sur le serveur 3, niveau que j'avais déserté depuis le début de l'année. Le Ring est un juge de paix impitoyable et remet bien d'équerre une hiérarchie parfois malmenée et faussée par divers trompe-l'oeil. Il m'aurait fallu me rapprocher un peu plus de mes chronos de l'an dernier pour pouvoir être sur le 2 puisque le dernier sur ce niveau là signe cette année un 8.42. Je suis second des pré-qualification sur le 3, le premier ayant signé un 8.45.4.

 

Dimanche c'est donc avec un roulage minimum que je me présente aux essais. Je ne suis ni bien ni mal mais ça ne va pas durer. J'essaie de me préparer le plus tranquillement possible et je démarre donc alors que les essais ont commencé depuis un bon petit moment. Je ne vais avoir le temps de faire que deux tours lancés mais c'est bien suffisant, en fait, sinon j'aurais été complètement HS avant même le début de la course.

 

Je fais un 8.47.1 puis un 8.48.4 alors que je pensais améliorer assez nettement. Ça me met second à moins d'un dixième de Jean Guéli. J'ai de la marge sur ceux qui me suivent, plus de 8 secondes sur Jean Narrash et plus d'une quinzaine sur Thierry Cassagne.

 

Au tombé du drapeau je m'élance bien mais pas assez pour me porter à la hauteur de celui qui me précède alors que j'y parviens souvent. Guéli prends donc le commandement et moi je lui emboîte le pas. Après moins d'une minute, à Nordkehre, Guéli part à la faute et me voilà en tête. Il peut repartir second mais j'ai filé. Encore trois minutes et quelques erreurs de plus et la dernière survient, à Breidscheid. Me voilà avec une petite marge sur Jean Narrash et Djee.

 

Je boucle le premier tour en 9.05, ce qui n'est pas si mal, avec une vingtaine de secondes d'avance sur Jean. On peut dire que ça s'annonce bien. Le problème c'est que ça ne va pas durer. Je ne commets pas d'erreur mais je suis fatigué. Je vais tourner de moins en moins vite sur ce temple de la prudence et du danger. 9.09 pour le second tour. Jean est toujours second et il a même perdu 5 secondes. Jusque là ça va. Le tour suivant est bouclé en 9.15. L'écart est toujours le même mais c'est désormais Paul Sablayrolles qui me suit. Parti de la 10è place il effectue une énorme remontée et vient de passer Jean sur la ligne. Les choses vont commencer à se gâter.

 

A la fin du 4è tour, que j'ai bouclé en 9.16, Paul n'est plus qu'à 3 secondes. Il m'a reprit la bagatelle de plus de 20 secondes en un tour en signant ce qui sera le meilleur tour en course, juste sous les 9.55. Il reste près de 3 tours à couvrir, inutile donc de résister, la différence est trop nette. Il passe à Hocheichen. Pour moi le calvaire continue et je boucle le 5è tour en 9.19. Je n'en vois pas le bout. La fatigue plus la déception d'avoir mené longtemps sans pouvoir gagner, c'est pas le top.

 

Au début du 6è tour j'ai déjà une dizaine de secondes de retard sur Paul. Derrière moi c'est Jean-Hugues Delobel qui, bien qu'en Brm, revient comme une balle vu ma vitesse d'escargot. Il est à près de 20 secondes, cependant. Je boucle le 6è tour en stoppant l'hémoragie mais améliore d'une petite seconde seulement mon chrono du tour précédent. Jean-Hugues, lui, n'est plus qu'à 5 secondes. Il ne reste plus qu'un tour mais je sens bien que comme pour Paul il va falloir faire place. Trop dangereux ici d'essayer de résister tout un tour avec un tel différentiel. Je n'ai pas envie de causer l'abandon d'un concurrent et puis je préfère finir et terminer sur le podium que tout risquer pour une hypothétique 2è place. Il passe à Aremberg. J'ai vraiment hâte que ça se termine maintenant.

 

Le dernier tour est interminable puisque je le boucle en plus de 9.30. Il était temps, je sauve ma place sur le podium pour à peine plus de 5 secondes. Jean n'allait pas tarder à m'avoir dans son viseur.

 

 

 

 

Enfin, c'est fini. J'ai des regrets bien sûr, surtout sachant qu'avec mon chrono de l'an dernier j'aurais gagné sans être trop inquiété, mais j'ai quand même tenu, tant bien que mal, surtout contre moi-même.

 

Allez, je pense déjà à la prochaine course, à Monza. Le temple de la vitesse, tu parles ! Une vraie cure de Thalasso, oui.

 

 COURSE 138 - 17.06.12 - F1 LEGENDS - MONZA

Monza, vendredi 15 juin, il est grand temps d'aller en piste même si le circuit ne comporte aucune difficulté particulière. La course à lieu dans deux jours et il me faut reprendre mes marques. Mon pb est en 1.29.9 et c'est un des circuits où ce meilleur chrono est à l'embrayage, mon ancien pb de l'époque des palettes étant à 1.30.1. L'objectif est d'aller poser un temps sur le serveur en essayant de refaire un tour en moins de 1.30.

 

Une première séance de 20 minutes ne donne rien de bon et j'échoue dans cette tentative. Je fais ensuite deux cessions d'une demi-heure qui, là, sont beaucoup plus fructueuses, surtout la 2è : 14 tours et dès le 3è j'améliore de peu mon pb. Deux centièmes ce n'est rien mais ça me met dans une bonne dynamique. J'améliore le 1.29.87 par un 1.29.78 au tour suivant puis un 1.29.60. Je n'en reviens pas ! Encore deux tours sous les 1.30 puis je pars pour un nouveau run. Moins fructueux à part le 14è et dernier tour de cette séance : 1.29.4. Un pb qui tombe d'une demi-seconde en moins d'une heure et demi, on peut dire que c'est du temps bien employé. Je refais une 4è et dernière séance dans la soirée vu que mon potentiel est désormais à 1.29.05 car je me dis qu'on ne sait jamais et que je peux peut-être encore améliorer. Passer sous les 1.29, pourquoi pas, on peut toujours rêver !

 

Une quinzaine de tours plutôt pas mauvais avec la moitié sous les 1.30 dont 4 tours sous les 1.29.7. J'ai incontestablement compris quelque chose de plus à ce circuit mais je n'améliore plus. Il est temps d'arrêter pour aujourd'hui.

 

Le samedi je ne roule pas et me contente de voir comment évolue la répartition des chronos des uns et des autres. Après un retour sur le serveur 3 lors de la course précédente, au Ring, j'espère réintégrer le serveur 2. In fine, au gré des choix de châssis des uns et des autres, l'amélioration de mon pb m'aura permit d'atteindre ce serveur 2 pour la 1ère fois à Monza. J'ai le 27è temps des pré-qualifications, suivant Emmanuel Vega et son 1.29.26, et devançant David Rainier et Alain Terremer de 2 petits centièmes. Toutes confirmations validées c'est finalement 38 pilotes qui sont engagés, répartis sur 3 niveaux. Je me retrouve 11è sur 13 sur le 2, C Lefuret en 1.29.46 et Marc Florkin en 1.29.57 fermant la marche en Lotus et Eagle. De quoi être satisfait de mon temps en Ferrari, seul Eric Bilodeau (en 1.28.96) ayant fait lui aussi le choix de l'italienne sur ses terres. Ici c'est le temple de la vitesse et Eagle et Lotus sont Là en masse : 31 voitures sur 38 inscrites.

 

Dimanche, au moment des essais, c'est un peu la panique. Je ne suis pas au taquet et surtout mon volant n'est plus reconnu. J'ai bidouillé mes prises usb, hub, etc.. et c'est le bazar. Le temps de ressortir, remettre tout bien d'équerre et il ne me reste finalement que le temps d'effectuer une douzaine de tours. Du 4è au 7è je vais avoir une bonne série avec des temps sous les 1.30. Le dernier des 4, en particulier, me permet d'approcher mon pb à ma grande satisfaction : un 1.29.53 qui me laisse finalement à ma place, 11è. Jean Guéli est devant moi avec un 1.29.48 alors que Marc Florkin et François FK me suivent avec 1.29.67 et 1.29.69. Après des victoires les deux années précédentes et des podiums encore avant, mais aux niveau inférieurs, je n'ai pas d'autre ambition sur cette piste italienne que de bien figurer à ce niveau.

 

Ça commence en effectuant un bon départ et c'est ce qui se passe : je m'élance mieux que le pilote qui me précède et le passe avant le premier virage, prenant le sillage de l'autre Ferrari. Au 6è tour C Lefuret se loupe après les Lesmos et je le passe me retrouvant 9è.

 

Au 9è tour, alors que je suis suivi de près par Jean Guéli et François FK, le 1er se sort et du coup le second perd le contact. Je vais pouvoir souffler un peu et rester encore un moment au contact (à 2 secondes) d'un petit train de 4 ou 5 voitures. Je démarre le 10è tour avec un peu moins de 2 secondes de retard sur Eric Bilodeau et près de 6 d'avance sur François Fk. Je perds du terrain ensuite et débute le 13è tour avec 5 secondes de retard et à peine 3 d'avances sur les mêmes pilotes. Pourtant je ne m'endors pas et viens de tourner en 1.31.1 mais les autres avoinent dur.

 

Au 16è tour Rolf Halbheer est allé inspecter la parabolica et me voilà 8è. Deux tours plus tard, François qui grignotait du temps sur moi depuis quelques tours, me passe devant les stands. Me revoilà 9è.

 

Au 23è tour François Fk semble avoir des problèmes et je le repasse devant les stands. Je suis à nouveau 8è. Deux tours plus tard, C Lefuret qui était à son tour revenu sur moi, me passe dans la ligne droite de stands. Rolf Halbheer en fait de même dans la foulée et François Fk les imite au tour suivant, avant la parabolica. Me voilà bon dernier des pilotes encore en course. Au tour suivant Emmanuel Vega, alors second, doit abandonner et je me retrouve 10è mais toujours dernier.

 

Au 32è tour je repasse François Fk qui est parti lui aussi visiter les abords de la parabolica. J'ai 8 secondes de retard sur C Lefuret et 11 d'avance sur François au début du 33è tour. A 7 tours de la fin les positions semblent donc devoir se figer.

 

Dans l'avant-dernier tour c'est Gianni Alvaro qui se loupe dans la parabolica mais il peut repartir avec 5 secondes d'avance sur moi. Le dernier tour ne change rien et c'est cet écart que je garde aussi sur François Fk malgré sa remontée progressive en fin de course.

 

Je termine 9è ce qui en soi n'est pas extraordinaire mais c'est mon meilleur résultat sur ce circuit puisque je bats mon meilleur chrono de 2009 de plus de 30 secondes. Autant dire que j'ai roulé en baissant ma moyenne au tour de près d'une seconde. Pas mal !

 

Allez, je ne vais pas m'endormir sur mes lauriers mais déjà penser à la course suivante : Tortuga, un circuit genre Spa, sur une petite île, qui sera le clou et la dernière manche du championnat Planète 2011-2012.

 

 COURSE 139 - 24.06.12 - PLANETE GPL - TORTUGA

Le 8 février nous sommes une dizaine à être réunis pour tester ce fameux circuit de Tortuga qui sera la dernière piste de la saison du championnat Planète. Aux essais je fais un 3.47.1 ce qui me met 7è sur la grille, 4 pilotes s'élançant derrière moi. Je boucle les 5 tours de la course en 19 mn 09 sec et termine 5è avec un meilleur chrono de 3.44.5.

 

Le 6 juin, retour à Tortuga pour la première séance d'entraînement. J'arrive à m'améliorer et signe un temps juste sous les 3.43. Ça me met 7è sur 9 sur la grille et je termine les 8 tours en 29mn 50, à la 5è place. J'ai surtout beaucoup amélioré mon pb avec un 3.36.5. Autant dire que le circuit commence à rentrer dans ma petite tête.

 

Le 13, 2è séance. Je suis 7è sur 10 en 3.35.1, juste devant Gianni Alvaro qui fait 3.35.4. La course se passe bien puisque je finis 4è en 28mn 58 avec un pb qui passe à 3.33.5. Ça commence à être pas mal !

 

Fatigué le mercredi 20, je ne participe pas à la dernière séance d'entraînement. Par contre, le samedi, je me fais une petite session avec les AI, histoire de fixer mon plein d'essence. Aux essais j'ai le temps de faire 4 tours. Les deux premiers sont ratés mais le 3è est pas mal et le dernier vraiment bon puisque je bats mon pb d'un dixième avec un 3.33.4. Je pars pour la course mais les AI ne fonctionnent pas et je les rattrape dès la fin du premier tour. Elles me serviront de chicanes mobiles tout au long des 8 tours de cette course. Entre deux évitements je vais avoir quelques tours clairs et je progresse encore dans ma maîtrise du circuit : pb explosé au 3è tour avec un 3.31.65 puis confirmation aux 5è et 6è avec 3.32.4 et 3.31.97. Mon potentiel est à 3.29.9. Inouï !

 

Reste à être frais le dimanche et ne pas prendre quand même trop de risques.

 

Dimanche 24, justement, je ne suis pas au taquet. Une petite sieste s'impose mais elle va durer plus que prévu : par chance j'émerge 3 minutes avant le début des essais. Je me dépêche car je n'ai pas la soirée mais préfère ne pas trop bâcler ma préparation à la course et sacrifier une partie des essais. Ça vaut mieux. A peu près sorti de ma torpeur je rejoint enfin la piste. C'est finalement 4 tours lancés que je peux faire. Il me manque une poignée de secondes pour en entamer un dernier mais tant pis, je dois en rester là. Je n'ai pas à me plaindre, ceci dit, puisque le seul tour potable que j'ai fait est en 3.33.1. J'espérais faire un chrono comme la veille ou même mieux mais c'est déjà pas mal. La suite va d'ailleurs me prouver que ça n'aurait rien changé. Voire... Devant moi Jean-Luc Vidal a signé un 3.32.5 et C Lefuret 3.31.5. Derrière moi c'est Gianni qui va s'élancer après avoir fait un 3.34.7.

 

Je pars 9è sur 13, Philippe Barbé et Titi Douet n'ayant pu finalement participer à la course. Tout le monde s'élance bien mais ça ne dure pas : après à peine une minute de course, mon coéquipier, Frédéric Blanchot, est au bord de la piste, à El Diablo Esquina, et Jean-Luc tamponne la voiture de Lefuret avec la sienne. Je gagne 3 places d'un coup et me voilà 6è. Le 1er tour se termine sans autres frayeurs en ce qui me concerne et j'entame donc cette 2è boucle avec, virtuellement, le dernier point attribué. J'ai 5 secondes de retard sur Michel Fournié et sa Brabham et 3 d'avance sur Gianni, lui aussi en Brabham. Il va falloir tenir et je suis bien parti car rapidement dans un bon rythme.

 

Je boucle le 2è tour en 3.33.6 puis les suivants en 3.34 et 3.34.1. Rapide et régulier, autant dire que tout va bien. A la fin du 2è tour je n'ai perdu qu'une seconde sur Michel et en compte désormais 8 d'avance sur Gianni. Autant dire que mon bon rythme paye très vite sur ce circuit long comme Spa où de gros écarts peuvent se faire sur un tour. Sur le 3è tour je ne perds qu'une demi-seconde sur Michel et je suis maintenant poursuivi par Frédéric qui est sorti de ses ennuis du début et à entamé sa remontée vers la tête. Il passe sur la ligne à 9 secondes derrière moi. Derrière ça lutte entre Gianni, Jean-Luc et Lefuret et ça va bien faire mes affaires.

 

Michel marche bien et malgré mon 3.34.1 il me précède désormais de près de 10 secondes au début du 5è tour. Frédéric est toujours derrière, à 4 secondes. Il fait la jonction à Horquilla Faro. J'essaie de trouver le meilleur endroit où le laisser passer sans perdre trop de temps et c'est un peu avant Subida Acantilado qu'il récupère la 6è place. Je boucle le tour en 3.37.1 mais Michel est désormais loin, avec plus de quinze secondes d'avance, et va continuer à accroître cet écart. Par contre j'ai de la marge sur ceux me suivent, Gianni passant avec près de 18 secondes de retard. Je reprends un bon rythme avec un 6è tour en 3.34.3.

 

Au début du 7è tour, Frédéric continue de remonter sur Michel et compte déjà 10 secondes d'avance sur moi alors que je continue d'accroître mon avance sur Gianni, avance désormais portée à 22 secondes. Autant dire que je suis tranquille et espère concrétiser cette 7è place tout en pensant que, devant, un des pilotes va peut-être craquer, me permettant de rentrer dans les points à l'arrivée. Je suis désormais un peu plus prudent avec un 7è tour en 3.35.9 mais mon avance sur celui qui me suit est toujours la même alors que c'est désormais Jean-Luc qui me fait la chasse. Frédéric à du se louper un peu puisque je ne suis à nouveau plus qu'à 6 secondes derrière lui. Je boucle le 8è tour avec le même chrono qu'au tour précédent à un centième près. A moi le prix de la régularité, hé hé ! Frédéric à refait le trou avec une avance doublée, 13 secondes désormais, alors que Jean-Luc m'a repris 2 secondes. Pas de panique, 20 secondes d'avance à mi-course ça devrait aller.

 

J'en remets une petit couche aux tours suivants avec 3.34.7, 3.34.6 et 3.33.5 aux 9, 10 et 11è tours. Du coup je reprends une seconde au tour à Jean-Luc et entame le 12è tour avec une bonne marge de 25 secondes. Devant, par contre, il y a eu un coup de théâtre. Je l'ignore à ce moment là mais Michel à connu un problème moteur et a du s'arrêter aux stand pour réparer : Je n'ai alors qu'à peine plus de 5 secondes de retard sur lui. Il est reparti après avoir réparé mais aussi avec le plein d'essence pour 16 tours et les pneus froids. Autant dire que je fonds sur lui. A la sortie de Horquilla Torre de Aqua je me porte à sa hauteur, comme si je pouvais le dépasser. Une fraction de seconde et l'occasion est passée, comme un tennisman qui raterait une balle de match inespérée.

 

J'entame le 13è tour avec 2 secondes de retard sur Michel et à nouveau 23 d'avance sur Jean-Luc. Les écarts sont stables sur les 2 tours suivants. Au 15è tour je me loupe au même endroit où j'ai failli passer Michel. Je pensais encore pouvoir, pourquoi pas, lui subtiliser la 6è place mais là c'est terminé. Il faut que je me calme si je veux finir. Il reste un tour et demi à boucler, autant dire à peine plus de 5 minutes de course, ce serait bête de se mettre au tas maintenant. Ma sortie est finalement sans gravité mais je me suis fait une belle frayeur.

 

Je n'ai perdu que 7 secondes avec cette boulette et entame le dernier tour avec une dizaine de secondes de retard sur Michel et encore plus d'une douzaine d'avance sur Jean-Luc.

 

J'essaie de me reprendre et de terminer ce dernier tour sans refaire l'idiot. Ça ne suffit pas et je refais une petite erreur à Horquilla Faro. Erreur beaucoup moins grave mais quand même, il est vraiment temps que je lève le pied et surtout que la course s'achève. J'en termine donc non sans mal avec une bonne douzaine de secondes de retard sur Michel et à peu près autant d'avance sur Jean-Luc qui a finalement gardé le cap après un début de course difficile.

 

COURSE

DATE

MOD LIGUE

CIRCUIT

DIV CLASS
123 08/01/2012 67 PGPL DAYTONIGHT x 2E/14
124 29/01/2012 67 PGPL TORONTO 95 x 7E/14
125 05/02/2012 67 F1L MOSPORT D2/3 4E/14
126 19/02/2012 67 F1L LEIPZIG D2/3 3E/14
127 26/02/2012 67 PGPL HEN x 9E/13
128 04/03/2012 67 F1L KYALAMI D2/3 2E/14
129 18/03/2012 67 F1L EDMONTON D2/3 1ER/13
130 25/03/2012 67 PGPL BIKERNIEKI x 9E/14
131 01/04/2012 67 F1L MEXICO D2/3 7E/13
132 15/04/2012 67 F1L SEBRING 67 D2/3 5E/13
133 22/04/2012 67 PGPL ROY HESKETH x 10E/14
134 29/04/2012 67 F1L WATKINS GLEN D2/3 6E/13
135 13/05/2012 67 F1L BRIDGEHAMPTON D1/3 6E/14
136 20/05/2012 67 PGPL BUENOS AIRES 67 x 7E/14
137 03/06/2012 67 F1L NURBURGRING D3/3 3E/13
138 17/06/2012 67 F1L MONZA D2/3 9E/13
139 24/06/2012 67 PGPL TORTUGA x 7E/13

 

LE BILAN : 2012 / TOTAL

          17      17       4       1      

 139     111      27      8

Allez, il est temps maintenant de prendre un peu de repos avant la reprise des courses en septembre et, en attendant, me pencher sur l'organisation du prochain championnat Planète.

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26/05/2012
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